C’est à Mons en Belgique que 45 chefs d’établissements, animateurs et adjoints en pastorale scolaire se sont réunis du 14 au 16 janvier pour partager ensemble sur le développement intégral au service du projet des établissements.
Le séminaire a été animé par Jérôme Brunet et son équipe de « Sens et lien ». Nous avons pu cheminer virtuellement de « l’Egypte à la Terre promise » en nous arrêtant longuement dans le désert ou en montant au sommet du mont Sinaï. Le processus mis en oeuvre sur ces deux jours a permis à chacun de travailler sur sa feuille de route et les outils nécessaire à mettre les communautés éducatives en marche.
L’accueil par nos collègues belges des établissements des Ursulines à Mons a été « royal » !
Encore un temps de travail et de convivialité dans la créativité et dans la joie !
Session à Paris les 29 et 30 janvier 2024 et 6 et 7 février 2024 à Valence qui a rassemblé environ 90 personnes de nos différents établissements.
Rencontrer, se mettre à l’écoute, reconnaître
Inspirés par la démarche synodale de l’Eglise, nous avons choisi de commencer cette formation en nous mettant à l’écoute de personnes transgenre : Alexis et Léonard, deux jeunes hommes à Paris , Anne Gaëlle et Sasha à Valence et Véronique, maman d’une jeune fille transgenre lors des deux sessions
Ils ont retracé leur vie dans leur globalité : leurs goûts pour tel ou tel sport, activité, matière, nous invitant à les regarder avant tout dans leur singularité et dans un élan de vie ordinaire pour un jeune de cet âge. Ils ont chacun rappelé la souffrance de se sentir en permanence écartelé entre l’image qu’ils renvoyaient d’eux-mêmes et ce qu’ils se sentaient être vraiment. Cette souffrance est d’autant plus difficile à vivre qu’elle ne peut pas s’exprimer ouvertement ; chacun étant réduit au silence pour continuer à vivre selon les attentes des autres pour eux-mêmes – parfois pendant de longues années . S’ils peuvent aujourd’hui parler de ce qu’ils ont vécu au plus profond d’eux-mêmes, cela n’a pas toujours été possible. Ils ont aussi exprimé cette souffrance ressentie à ne pas pouvoir s’aimer, aimer ce corps dans lequel ils ne se reconnaissaient pas.
La première étape de leur construction identitaire est passée par la possibilité de se dire en vérité, le plus souvent auprès de leurs familles et de leurs ami(e)s dans un premier temps. Cette parole posée libère d’un conflit interne et permet d’ouvrir un espace apaisé.
Après ce temps d’écoute et de rencontre, nous avons accueilli tour à tour Marie-Laure Durand, Serge Héfez, IsabelleJouhault, Baptiste Jacomino, Aline Ronsmans, Nathalie Tretiakow, pour, respectivement, des apports anthropologiques et bibliques, psychologiques, juridiques, philosophiques, éducatifs, institutionnels. La fin de la session s’est terminée par une table ronde composée de chefs d’établissements, d’adjoints , APS et de Mme Roudière , responsable EARS pour le diocèse de Valence.
Ces interventions ont permis d’ouvrir des « champs d’inconfort » nécessaires à la remise en cause d’idées toutes faîtes pour ouvrir un espace d’accueil de la singularité , reconnaissant d’abord toute l’humanité des personnes transgenres, qui ont une égale dignité à aimer et être aimés
Une question a été reprise par différents intervenants : « Qu’est-ce qui fait notre identité ? »
L’identité se construit dans un dialogue et dans l’altérité. Eduquer, selon Marie-Laure Durand, c’est « accompagner la personne à rejoindre sa vocation propre ; c’est permettre de devenir libre, la liberté étant un attribut de Dieu ».
Quels espaces et temps permettent ce dialogue dans nos institutions, permettent la mise en mots de ce qui fait nos singularités ?
« Il faut absolument soulager la souffrance » selon Serge Héfez. Cela ne veut pas dire pour autant trouver et donner des réponses rapides au jeune en questionnement mais lui offrir tout d’abord la possibilité de dire librement quels sont ses tourments, l’aider à mettre des mots justes sur ce qu’il ressent au plus profond de lui.
Nos projets éducatifs nous invitent à regarder chaque personne comme un être avec un cœur, un corps et un esprit. En tant qu’éducateur,nous l’accompagnons dans la durée, dans un processus de croissance intégrale où se révèle sa singularité appelée à s’épanouir de manière de plus en plus unifiée.
La session s’est terminée à Paris, par le témoignage de Sœur Annick, religieuse de l’Assomption, qui a œuvré pendant de longues années dans un centre d’accueil de personnes atteintes du sida alors qu’aucun traitement n’avait encore été trouvé. Elle nous a partagé des expériences de vie auprès de ces personnes qui sont venus en écho avec les paroles récentes du Pape François aux jeunes à Lisbonne lors des JMJ : « « Dieu est pour tous ; il nous aime tels que nous sommes avec nos limites et le désir que nous avons d’avancer dans la vie ; il reste là, à nous attendre bras ouverts. IL n’y a pas de conditions préalables pour rencontrer l’Amour de Dieu ».
A Paris et à Valence, Corinne, responsable du centre Angèle Merici, Sr Marie-Pierre , Ursuline de l’Union Romaine et Sr Claire, nous ont partagé ce que le charisme de nos congrégations nous donne comme souffle pour travailler nos postures éducatives, notre manière d’être en relation, d’être à l’écoute des personnes , ajuster nos regards sur les personnes qui nous sont confiées, A la suite de nos fondateurs, nous sommes invités à une conversion véritable pour nous faire proche de tous, là où sont les besoins de notre temps.
Quelques photos de la session de Paris prises par le photographe Pedro Lombardi et la dernière photo prise à Valence :
Toute l’école s’est parée de belles décorations. Dans chaque classe la fête se prépare. En début d’après midi une longue procession s’ébranle depuis l’école jusque vers la Cathédrale d’Uzès : Sainte Angèle nous y attend.
Une école magnifiquement décoréeEn route vers la cathédrale, les grands prennent la responsabilité des petits
Des parents, des grands parents nous ont rejoint. Ensemble nous chantons, nous écoutons la parole de Dieu, nous partageons des mots d’Angèle qui nous touchent. Les grands nous présentent la vie d’Angèle de manière très vivante.
LE 27 janvier, le réseau méricien était en fête. La créativité déployée, la joie partagée en sont témoin : Angèle est bien vivante parmi nous !
Fête de Sainte Angèle à l’école de MontaubanFête de Sainte Angèle à NDK, Quimperlé, avec un concert très apprécié et le dévoilement du projet » et si nous sourions »
Un extrait du concert de Sainte Angèle au profit des projets solidaires de Largenté
A l’école St Joseph, collaboration, partage, joie étaient au rendez-vous . Fabrication d’icônes, activités inter-classes, rencontre avec les ursulines : une belle journée de fête
Le 27 janvier, l’école et le collège Maintenon, à Sommières, ont célébré la Sainte Angèle avec leurs enseignants et éducateurs, ainsi qu’avec les membres de la fraternité séculière Angèle Merici et soeur Marie Pierre. A travers jeux de l’oie, chants, vidéos les plus jeunes ont pu mieux connaitre Angèle tout en bénéficiant de l’aide du témoignage de leurs aînés. Une flashmob, avec un chant créé pour l’occasion a permis de se retrouver Insieme. Dans l’après midi, une célébration a réuni ceux qui le souhaitaient. Des membres de la fraternité séculière ont renouvelé leur engagement.
Les écoliers guidant les collégiens pour la flashmob de la Ste Angèle ! Belle fête à tous! pic.twitter.com/0B6dnVvcxo
— Collège Institution Maintenon – Sommières (@Coll_Maintenon) January 27, 2023
Vendredi matin 18 décembre, à Notre Dame de Kerbertrand, tous les élèves du secondaire ont vécu une célébration de la Parole à la chapelle de l’établissement : les lycéens, puis les 4èmes avec les 3èmes et enfin les 6ème avec les 5èmes.
Une crèche dans une Bible, la lecture du Prologue de St Jean « Au commencement était le Verbe et le Verbe s’est fait chair » et le chant « Tu as ouvert le livre il y a 2000 ans… » Chorale, orchestre et acteurs pour une petite mise en scène d’introduction « Les trois badauds de Bethléem ».
Un temps a été partagé entre les grands lycéens et les plus jeunes du primaire. Ils ont pu bricoler (une décoration de Noël pour les maternelles), lire (pour les élèves du cycle 2) et jouer (pour le cycle 3) INSIEME ! Des moments de qualité fortement appréciés.
Jeudi, ce sont les élèves du premier degré qui ont célébré Noël, à partir d’un conte « Une visite à Bon Papa » avec le chef d’établissement dans le rôle de Bon Papa et les maitresses dans ceux du balayeur, de la jeune femme et des mendiants.)
Le site « Le chemin vers Noël » nous a permis de vivre l’Avent autour de trois grands personnages : Charles de Foucault, Pauline Jaricot et Carlo Acutis.
Les élèves ont réalisé des boîtes de Noël solidaires à destination d’enfants dans le besoin.
Les idées de quelques groupes pour vivre la fraternité en réseau
Et si nous…
Et si nous exposions nos sourires pour les autres
Un mur de sourire 😃. Prendre en photo les sourires des élèves , et de tout le personnel de l’école en noir et blanc et en faire un « mur des sourires » . Faire la même chose avec que les yeux « si nous sourions avec .. . Faire passer le message du sourire par les yeux.
Intercaler les yeux et les sourires sur un même tableau. Ce projet peut être réaliser pendant la st Angèle.
Faire un fil rouge sur l’année
Chanson TIPS
Et si nous échangions nos maisons pendant les congés entre enseignants et personnels du réseau mericien
Et si nous proposions aux « sortants » de nos établissements de se mettre au service des jeunes qui arrivent dans l’établissement pour partager leur expérience !
« Serviam, une fraternité à faire grandir, communautés en devenir »
C’est sur ce thème que le réseau des Ursulines de l’union romaine a réuni 270 personnels, bénévoles, partenaires et religieuses de France et de Belgique pour le rassemblement trisannuel méricien à Montauban dans le Tarn et Garonne.
Du samedi 24 au lundi 26 octobre 2022, les participants ont pu sous un chapiteau de cirque monté dans la cour du lycée Monseigneur Théas vivre un moment de partage et d’échange animé par le père Daniel FEDERSPIEL, provincial des Salésiens Don Bosco.
Les nombreux intervenants de ce temps fort : le père Bernard DEVERT (Habitat et humanisme), Jean HOUSSAYE (Université de Rouen), Sylvain CONNAC (Université de Montpellier), François TADDEI (Learning planet institute), Nadine Rousseau (éditions Paroles de sagesse), Michel Gambassi ( GSE Fundation), Stéphane TOURNIER (Restaurant Les Jardins de l’Opéra – Toulouse) et Valérie SANNIER (Resto du Cœur – Montauban) ont amené l’assemblée à réfléchir sur les moyens de vivre en fraternité au sein de nos communautés éducatives et religieuses.
De nombreux ateliers « Serviam troc » ont permis à chaque établissement scolaire, communauté, foyer de présenter aux autres leurs projets pour faire vivre concrètement aux jeunes et aux adultes des expériences innovantes en éducation, pédagogie et lien social.
La célébration et la fête, si chères à Sainte Angèle étaient aussi de la partie. Grâce aux partenaires et aux élèves de la section hôtelière du lycée qui nous accueillait nous avons pu vivre de beaux moments conviviaux et nous régaler de[mp1] produits locaux. Les visites de la ville de Montauban, du cloître de Moissac ou au fil de l’eau sur le Tarn ont enchanté les congressistes. C’est au cours de la messe célébrée par le père Daniel que Sœur Marie-Thérèse le Goc, provinciale des Ursulines de l’union romaine pour la France, la Belgique et l’Espagne, a envoyé en mission l’équipe Souffle qui réfléchit aux nouveaux enjeux de transmission du charisme et de pérennisation des œuvres.
Pour conclure ce rassemblement, les représentants des établissements ont été invités à se mettre en équipe inter-établissement / communauté / foyer afin d’imaginer un projet à réaliser ensemble pour vivre la fraternité dans notre réseau. Ces projets ont été ensuite déposé sur la plateforme « et si nous » du Learning planet institute qui nous invite à créer de nouvelles façons de répondre aux défis de notre temps.
Et si nous… nous retrouvions dans trois ans pour poursuivre ensemble notre engagement à servir la vie dans la maison commune !