Bâtir la paix en soi et autour de soi

L’INSTITUT DE FORMATION HUMAINE INTÉGRALE DE MONTRÉAL

en collaboration avec le CENTRE ANGÈLE MERICI

proposent une formation

Bâtir la paix en soi et autour de soi à Paris

Dates : du 1er au 5 juillet 2024

Lieu : Centre Angèle Merici 9,impasse Royer Collard 75005 Paris

Objectifs  de la formation:

         Découvrir dans mes différents milieux de vie et d’engagements, comment être une personne qui construit des ponts de paix. Comment, en misant sur mes forces vitales humaines dans mes décisions, puis-je contribuer à plus de paix en moi et autour de moi.

La personne en session apprendra à :

–  reconnaître et  actualiser les forces vitales humaines dans ses expériences significatives en vue d’offrir une contribution qui favorise la paix.

– se donner du souffle dans ses engagements quotidiens en veillant à équilibrer ses énergies, entre autres en gérant ses émotions et ses frustrations pour refaire la paix en soi et autour de soi.

-exercer un leadership de paix dans ses interactions afin de donner de la profondeur à ses relations.

 Prérequis :   Aucun

Formatrice : Lili Gauthier,Formatrice et conseillère en formation humaine intégrale

Fiche d’inscription:

Genre et identité

Session à Paris les 29 et 30 janvier 2024 et 6 et 7 février 2024 à Valence qui a rassemblé environ 90 personnes de nos différents établissements.

Rencontrer, se mettre à l’écoute, reconnaître

Inspirés par la démarche synodale de l’Eglise, nous avons choisi de commencer cette formation en nous mettant à l’écoute de personnes transgenre : Alexis et Léonard, deux jeunes hommes à Paris , Anne Gaëlle et Sasha à Valence et Véronique, maman d’une jeune fille transgenre lors des deux sessions

Ils ont retracé leur vie dans leur globalité : leurs goûts pour tel ou tel sport, activité, matière, nous invitant à les regarder avant tout dans leur singularité et dans un élan de vie ordinaire pour un jeune de cet âge. Ils ont chacun rappelé la souffrance de se sentir en permanence écartelé entre l’image qu’ils renvoyaient d’eux-mêmes et ce qu’ils se sentaient être vraiment. Cette souffrance est d’autant plus difficile à vivre qu’elle ne peut pas s’exprimer ouvertement ; chacun étant réduit au silence pour continuer à vivre selon les attentes des autres pour eux-mêmes – parfois pendant de longues années .  S’ils peuvent aujourd’hui parler de ce qu’ils ont vécu au plus profond d’eux-mêmes, cela n’a pas toujours été possible. Ils ont aussi exprimé cette souffrance ressentie à ne pas pouvoir s’aimer, aimer ce corps dans lequel ils ne se reconnaissaient pas.

La première étape de leur construction identitaire est passée par la possibilité de se dire en vérité, le plus souvent auprès de leurs familles et de leurs ami(e)s dans un premier temps. Cette parole posée libère d’un conflit interne et permet d’ouvrir un espace apaisé.

Après ce temps d’écoute et de rencontre, nous avons accueilli tour à tour Marie-Laure Durand, Serge Héfez, IsabelleJouhault, Baptiste Jacomino, Aline Ronsmans,  Nathalie Tretiakow, pour, respectivement,  des apports anthropologiques et bibliques, psychologiques, juridiques, philosophiques, éducatifs, institutionnels. La fin de la session s’est terminée par une table ronde composée de chefs d’établissements, d’adjoints , APS et de Mme Roudière , responsable EARS pour le diocèse de Valence.

Ces interventions ont permis d’ouvrir des « champs d’inconfort » nécessaires à la remise en cause d’idées toutes faîtes pour ouvrir un espace d’accueil de la singularité , reconnaissant d’abord toute l’humanité des personnes transgenres, qui ont une égale dignité à aimer et être aimés

Une question a été reprise par différents intervenants : « Qu’est-ce qui fait notre identité ? »

L’identité se construit dans un dialogue et dans l’altérité. Eduquer, selon Marie-Laure Durand, c’est « accompagner la personne à rejoindre sa vocation propre ; c’est permettre de devenir libre, la liberté étant un attribut de Dieu ».

Quels espaces et temps permettent ce dialogue dans nos institutions, permettent la mise en mots de ce qui fait nos singularités ? 

« Il faut absolument soulager la souffrance » selon Serge Héfez. Cela ne veut pas dire pour autant trouver et donner des réponses rapides au jeune en questionnement mais lui offrir tout d’abord la possibilité de dire librement quels sont ses tourments, l’aider à mettre des mots justes sur ce qu’il ressent au plus profond de lui.

Nos projets éducatifs nous invitent à regarder chaque personne comme un être avec un cœur, un corps et un esprit. En tant qu’éducateur,nous l’accompagnons dans la durée, dans un processus de croissance intégrale où se révèle sa singularité appelée à s’épanouir de manière de plus en plus unifiée.

La session s’est terminée à Paris, par le témoignage de Sœur Annick, religieuse  de l’Assomption, qui a œuvré pendant de longues années dans un centre d’accueil de personnes atteintes du sida alors qu’aucun traitement n’avait encore été trouvé. Elle nous a partagé des expériences de vie auprès de ces personnes qui sont venus en écho avec les paroles récentes du Pape François aux jeunes à Lisbonne lors des JMJ : « « Dieu est pour tous ; il nous aime tels que nous sommes avec nos limites et le désir que nous avons d’avancer dans la vie ; il reste là, à nous attendre bras ouverts. IL n’y a pas de conditions préalables pour rencontrer l’Amour de Dieu ».

A Paris et à Valence, Corinne, responsable du centre Angèle Merici, Sr Marie-Pierre , Ursuline de l’Union Romaine et Sr Claire, nous ont partagé ce que le charisme de nos congrégations  nous donne comme souffle pour travailler nos postures éducatives, notre manière d’être en relation, d’être à l’écoute des personnes , ajuster nos regards sur les personnes qui nous sont confiées, A la suite de nos fondateurs, nous sommes invités à une conversion véritable pour nous faire proche de tous, là où sont les besoins de notre temps.

Quelques photos de la session de Paris prises par le photographe Pedro Lombardi et la dernière photo prise à Valence :

L’intelligence artificielle à l’Ecole?

Faut-il introduire dans ses cours des temps qui feront une place à l’utilisation de l’intelligence artificielle ou la laisser à la porte de l’Ecole en voulant ainsi protéger les élèves?

Tous les enseignants ont le souci de prévenir les dangers pour leurs élèves. Quelle est alors le meilleur moyen d’y parvenir? Interdire ou éduquer à l’utilisation? La prévention semble être de meilleur augure si on souhaite former des adultes responsables et autonomes. Aujourd’hui, les jeunes évoluent dans un monde numérique où le rythme des avancées est colossal ces dernières années. Il est essentiel de leur donner des outils à l’Ecole pour les doter de savoir-faire et savoir être pour comprendre les algorithmes et ainsi pouvoir discerner. Ne pas laisser cet apprentissage en dehors de l’Ecole pour permettre à tous à égalité de pouvoir comprendre son fonctionnement pour mieux en maîtriser les atouts et les éventuelles dérives

Former avec le centre Angèle Merici

Vous êtes chef d’établissement et vous souhaitez former vos enseignants, vos personnels éducatifs. Vous trouverez ci-joint les démarches pour répondre à vos besoins éducatifs , pédagogiques et financiers.

Croire que je peux progresser est une compétence essentielle.

Un certain nombre d’élèves pensent qu’ils sont  » mauvais » en maths, français… et que quoiqu’ils fassent, ils le resteront. Ne faudrait-il pas prendre du temps en classe pour expliquer comment fonctionne le cerveau?Et nous mêmes, educateurs, sommes-nous vraiment persuadés que tout progrès est toujours possible ?

https://7sb07.r.sp1-brevo.net/mk/mr/sh/SMJz09SDriOHTzreNH0uaJiTkeWq/vkzDFdTWOYIK

Chercher le dialogue et non la convergence

Chacun est necessaire pour faire unité »
La session des chefs d’établissements du réseau des Ursulines animée par le centre Angèle Merici  s’est terminée jeudi. Elle fût l’occasion de travailler le management à la lumière de notre thème d’année : Nos différences en dialogue. Vers une vie nouvelle.
Philippe Pierre et Marie-Laure Durand sont intervenus pour nous rappeler l’importance de:
– créer volontairement des espaces de parole pour s’entendre dire des choses que l’on n’a pas envie d’entendre
-identifier et assumer dans nos équipes des différences qui profitent à tous
-chercher le dialogue et non la convergence
Travailler à l’unité de nos équipes,  c’est donc chercher à réaliser une mosaïque et non vouloir homogénéiser,  assimiler

« Insieme »,intendants du patrimoine mericien

Tel était le titre du premier rassemblement élargi des acteurs des différentes structures mericiennes le 8 décembre dernier à Paris.

Une journée pour se découvrir, se connaître afin d’avoir une vision élargie de ce qu’est aujourd’hui le réseau mericien.

Une journée de témoignages de différents membres (Sœurs, représentants des associations immobilières, présidents d’OGEC, chefs d’établissements, membres de l’équipe souffle, représentants de la Maison de la Parole à Beaugency, du centre Marie de l’Incarnation à Tours, laïques de communautés, ….) pour prendre conscience des missions et des problématiques de chacun au service d’un même charisme, à la suite d’Angèle pour « répondre aux besoins de notre temps ».

Cette première étape en appelle d’autres pour construire le cadre de notre responsabilité commune et interdépendante de notre patrimoine.

Une journée en lien avec notre thématique d’année: Nos différences en dialogue. Vers une vie nouvelle!

Cultiver la collaboration

Les chefs d’établissements se sont réunis à la Piazza pour un temps de formation avec Jim Howden sur la collaboration en équipe.

Voici quelques éléments de réflexion:

Pour changer, il faut que les acteurs aient une certaine conscience qu’il faut changer. Il est nécessaire de dépasser l’expression des malaises et prendre conscience que les questions en cause sont les signes  même de l’inadaptation d’un système qui doit faire face à de nouvelles réalités.

Pour changer vraiment les choses, ce sont les structures d’action et les articulations du pouvoir qu’il faut toucher.

A partir d’un test , chaque chef d’établissement a pu prendre conscience de sa manière d’agir, de réfléchir, de ressentir et aussi apprendre à reconnaître les besoins de ses interlocuteurs pour pouvoir ajuster la relation plus respectueuse des besoins de chacun.

LA CULTURE DE LA COLLABORATION : UNE DEMARCHE GRADUELLE

Selon McEwan (1997), la route menant de l’isolement à la collégialité comporte six étapes.

Dans l’autocratie, les enseignants travaillent seuls

En coordination, ils souscrivent à un jeu de règles communes et s’entendent sur des façons de procéder.

L’accommodement, les enseignants partagent et socialisent.

L’indépendance, ils travaillent seuls mais savent reconnaître de quelle manière ce qu’ils font rejoint ce que font les autres.

Le fait de se regrouper pour travailler à l’accomplissement d’un but spécifique caractérise l’étape de la coopération.

La collaboration : les gens travaillent alors réellement ensemble et se parlent de sujets importants. Ils s’aident, s’enrichissent mutuellement.

Un temps de formation riche et convivial!